Comparatif des prêts immobiliers : PTZ, PAS, classique, taux fixe ou variable

Comparatif des prêts immobiliers : PTZ, PAS, classique, taux fixe ou variable

Le marché du prêt immobilier propose une variété de produits aux conditions très différentes. Choisir le bon type de prêt — ou plus souvent la bonne combinaison de prêts — peut représenter 10 000 à 50 000 € d’économie sur la durée totale. Ce comparatif détaille les caractéristiques, avantages et limites de chaque option en 2026.

Le prêt amortissable classique : la base

C’est le prêt le plus courant. Vous remboursez chaque mois une part de capital et une part d’intérêts. Caractéristiques :

  • Taux : 3,3 à 4,2 % en 2026 selon profil et durée.
  • Durée : 7 à 25 ans (HCSF impose 25 ans maximum).
  • Modulation : possible jusqu’à +/- 30 % sur la mensualité.
  • Garantie : caution Crédit Logement ou hypothèque.
  • Cumul : avec PTZ, prêt employeur, etc.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Réservé aux primo-accédants pour leur résidence principale, sous conditions de revenus et selon zone géographique :

  • Taux : 0 %.
  • Quotité : finance 10 à 50 % du prix selon zone.
  • Plafonds revenus selon zone et nombre de personnes au foyer.
  • Différé : remboursement différé de 5, 10 ou 15 ans selon revenus.
  • Conditions : neuf, ancien avec travaux ≥25 % (zones B2, C), ou cession HLM.

Le prêt à l'accession sociale (PAS)

Pour les ménages aux revenus modestes :

  • Taux : plafonné par l’État, généralement 0,5 à 1 % en dessous du marché.
  • Quotité : jusqu’à 100 % du prix.
  • Plafonds revenus selon zone et foyer.
  • Avantage : ouvre droit à l’APL accession.
  • Frais réduits : caution publique gratuite.

Le prêt conventionné (PC)

Sans conditions de revenus, mais avec taux plafonné :

  • Taux plafond revu trimestriellement par l’État.
  • Quotité : jusqu’à 100 %.
  • Avantage : pas de plafond de revenus.
  • Pas d’APL contrairement au PAS.

Les prêts d'épargne logement (PEL et CEL)

Issus d’une épargne préalable :

  • PEL : taux fixé à l’ouverture du plan, capacité d’emprunt selon ancienneté et intérêts cumulés.
  • CEL : taux variable, capacité plus modeste.
  • Souvent peu compétitifs en 2026 (taux PEL ouverts en 2020 souvent inférieurs au marché).

Le prêt employeur (Action Logement)

  • Montant : jusqu’à 30 000 €.
  • Taux : 1 à 1,5 % en 2026.
  • Conditions : salarié d’entreprise privée non agricole de 10+ salariés.
  • Cumul : avec tous les autres prêts.

Taux fixe vs taux variable : le vrai débat

CritèreTaux fixeTaux variable capé
MensualitéConstanteVariable (cap ±1 ou ±2 %)
Taux initial3,3-4,2 %2,8-3,5 %
RisqueAucunModéré (capé)
Modulation±30 %Variable selon contrat
Public conseilléRisque-averse, durée longueProfils financièrement solides

En 2026, après la remontée des taux puis leur stabilisation, le taux fixe reste recommandé pour la majorité des ménages. Le taux variable capé peut être intéressant pour des durées courtes (≤10 ans) ou des profils premium acceptant un risque maîtrisé.

Le prêt in fine

Spécifique à l’investissement locatif :

  • Vous ne remboursez que les intérêts chaque mois.
  • Le capital est remboursé en une fois à l’échéance.
  • Souvent adossé à une assurance vie ou à un PEA.
  • Avantage fiscal : 100 % des intérêts déductibles des revenus fonciers.
  • Réservé aux contribuables fortement imposés (TMI ≥ 41 %).

La combinaison optimale en 2026

Pour un primo-accédant en zone B1 achetant 280 000 € :

  • Apport personnel : 30 000 €.
  • PTZ : 50 000 € sur 25 ans avec différé 10 ans.
  • Action Logement : 30 000 € à 1 % sur 20 ans.
  • Prêt principal classique : 170 000 € à 3,7 % sur 20 ans.
  • Mensualité totale : 1 095 € (vs 1 350 € avec un seul prêt classique de 250 000 €).

Économie sur 20 ans : environ 31 000 € grâce à la combinaison.

Le rôle du courtier dans le choix

Un courtier immobilier compare les offres de 15 à 30 banques et structure le montage le plus avantageux. Pour les dossiers complexes (combinaison de prêts), son intervention est presque toujours rentable.

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