Airbnb et location saisonnière à Paris : règles 2026

Airbnb et location saisonnière à Paris : règles 2026

La location saisonnière à Paris est l'une des plus encadrées au monde : numéro d'enregistrement, limite de 120 nuits/an, déclarations multiples. Voici la réglementation 2026 et les procédures pour pratiquer en règle.

Les 3 régimes de location courte durée

1. Résidence principale (occupation > 8 mois/an)

  • Limite : 120 nuits par an.
  • Au-delà : amende 50 000 € maximum.
  • Inscription en mairie obligatoire.
  • Numéro d'enregistrement à afficher sur les annonces.

2. Résidence secondaire

  • Aucune limite de durée.
  • Mais changement d'usage à demander à la mairie.
  • Compensation : transformation équivalente d'un local commercial en habitation.
  • Coût indirect élevé : 30 000-100 000 €/m² de compensation.

3. Bail mobilité (1-10 mois)

Le numéro d'enregistrement

Pour résidence principale :

  1. Inscription sur paris.fr (téléservice).
  2. Réception du numéro sous 48 h.
  3. Affichage obligatoire sur toutes les annonces (Airbnb, Booking, etc.).
  4. Renouvellement annuel.

Le suivi des 120 nuits

  • Comptage automatique par les plateformes (depuis 2018).
  • Blocage automatique au-delà de 120 nuits.
  • Plateformes communiquent à la mairie sur demande.

Sanctions

  • Sans numéro : amende jusqu'à 5 000 €.
  • Dépassement 120 nuits : amende jusqu'à 50 000 €.
  • Changement d'usage non respecté : amende jusqu'à 100 000 €.
  • Astreinte journalière jusqu'à 1 000 €/jour.

Fiscalité de la location saisonnière

Régime micro-BIC

  • Recettes < 77 700 €/an.
  • Abattement 50 % (logements meublés non classés).
  • Abattement 71 % (chambres d'hôtes ou meublé classé).

Régime réel BIC

  • Au-delà de 77 700 €.
  • Déduction de toutes les charges.
  • Amortissement du bien et mobilier.

Charges fiscales et taxes

  • Impôt sur le revenu (BIC).
  • Prélèvements sociaux 17,2 %.
  • Taxe de séjour (collectée par la plateforme et reversée à la commune).
  • Taxe foncière (toujours à charge du propriétaire).
  • Cotisations sociales si > 23 000 €/an et > revenus fonciers (LMP).

Bailleur en location saisonnière non-résident

Cas spécifique :

  • Si le bien n'est pas la résidence principale, transformation en location saisonnière nécessite changement d'usage.
  • Compensation très coûteuse à Paris.
  • Effet : marché saisonnier réduit, marché meublé long terme privilégié.

Comparaison rendement

ModeRendement brut ParisContraintes
Saisonnier (résidence principale 120 nuits)3-4 % en complémentNuméro, limites, gestion
Saisonnier (résidence secondaire)5-7 %Changement d'usage
Meublé longue durée3,5-4,5 %Encadrement, bail 1 an
Bail mobilité4-5 %Visale, bail 1-10 mois
Vide longue durée3-3,8 %Bail 3 ans, encadrement

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